Se mettre à son compte en 2026, de la création de l'entreprise aux premiers clients
💼 Vous quittez votre poste, ou vous voulez arrondir vos fins de mois avec une activité à côté ?
Avant la première facture, il faut un statut, un compte pour recevoir l'argent, un outil pour facturer et, bien sûr, des clients. Beaucoup de ces démarches se font en ligne, et plusieurs services du catalogue coûtent peu, voire rien, au démarrage. Certains ajoutent une remise ou un essai gratuit à votre inscription.
Nous avons suivi l'ordre dans lequel les choses se présentent, de la création de l'entreprise à la recherche des premières missions. Pour chaque service, vous trouverez ce qu'il coûte et ce qui peut vous coûter plus cher que prévu. Données vérifiées en octobre 2026.
1. Choisir son statut et créer l'entreprise
Si vous démarrez seul avec un chiffre d'affaires modeste, la micro-entreprise reste le choix le plus simple. Sa déclaration se fait gratuitement en ligne, sur le guichet unique de l'INPI, et vous pouvez tout à fait la remplir vous-même. Les choses se compliquent avec une société. Une SASU ou une EURL demande des statuts, une annonce légale, parfois un dépôt de capital, et une erreur dans le dossier le fait revenir du greffe.
LegalPlace
LegalPlace s'occupe de ces formalités à votre place. Vous répondez à un questionnaire, la plateforme rédige les statuts, publie l'annonce légale et dépose le dossier au guichet unique. Elle couvre la micro-entreprise comme les sociétés, de la SASU à la SCI. Avec la formule de base, les honoraires de création commencent à 0 € HT, et vous faites alors une bonne partie du parcours en autonomie.
Le code TOMG15 vous donne 15% de réduction sur les formules payantes et les prestations facturées à l'acte. Renseignez-le dans le champ prévu pendant la commande, avant de payer. Après la création, LegalPlace propose aussi un compte pro dès 6,90 € HT par mois et des assurances professionnelles dès 9 € TTC par mois. Tout le détail des formules est sur la fiche LegalPlace.
Les limites : les frais légaux, c'est-à-dire le greffe, l'annonce légale et le registre des bénéficiaires effectifs, restent dus quelle que soit la formule. Vous les paieriez aussi en faisant la démarche seul. Le code ne change rien à la formule gratuite, puisque ses honoraires sont déjà à zéro.
Pour une micro-entreprise de services, la démarche seule suffit le plus souvent. LegalPlace devient plus utile pour une société, quand un statut mal rédigé peut coûter bien plus cher que la remise.
2. Ouvrir un compte dédié à l'activité
En micro-entreprise, un compte bancaire séparé devient obligatoire dès que votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années de suite. Il s'agit d'un compte dédié, pas forcément d'un compte « pro » au sens des banques. Mais séparer les deux tout de suite simplifie vos déclarations, et un compte pro en ligne coûte souvent moins qu'un compte en agence. En société, il faut un compte au nom de la société dès la création.
Shine
Shine propose une formule Free à 0 € par mois, puis Start à 9 € HT par mois en paiement annuel. Son outil de facturation est gratuit, et vous pouvez l'utiliser sans ouvrir de compte. Voir la fiche Shine.
Indy
Avec le plan Essentiel d'Indy, le compte pro, la carte et les factures ne coûtent rien. Le plan Plus démarre à 9 € HT par mois et ajoute la relance des impayés. Voir la fiche Indy.
Qonto
Chez Qonto, le forfait Basic coûte 9 € HT par mois en paiement annuel. Chaque forfait commence par un mois d'essai gratuit, sans engagement. Voir la fiche Qonto.
Ces trois comptes demandent un numéro SIREN ou SIRET, donc une entreprise déjà déclarée. Nous les avons comparés plus en détail, frais de dépôt de chèques et plafonds compris, dans notre article sur le meilleur compte pro.
3. Faire ses devis et ses factures sans payer d'abonnement
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, micro-entrepreneurs compris. Pour l'émission, l'obligation arrive en 2027 pour les plus petites. Plusieurs outils gratuits gèrent déjà les deux, et vous n'avez donc aucune raison de payer un logiciel la première année.
Pour un freelance qui facture quelques clients par mois, Abby ou Tiime suffisent largement. Freebe est payant, mais il tient aussi votre livre des recettes, prépare votre déclaration URSSAF et suit votre temps passé. Si vous facturez à l'heure, il peut valoir son prix. Pensez simplement à créer votre compte via le lien de la fiche Freebe, car l'essai ne s'ajoute pas après coup. Notre article sur la facturation électronique détaille le calendrier de la réforme.
4. Accepter la carte bancaire de vos clients
Un coiffeur à domicile, un artisan ou un vendeur sur les marchés se fait souvent payer sur place. Un terminal de paiement évite de courir après les virements, et vous n'avez plus besoin de louer un TPE à votre banque.
SumUp
SumUp vend ses lecteurs de carte sans abonnement ni location. Dans la formule de base, vous ne payez aucun frais mensuel et SumUp prélève 1,75% sur chaque paiement par carte. Pour une prestation de 60 €, il vous reste donc 58,95 €. Si vous ne voulez rien acheter, Tap to Pay transforme votre téléphone en terminal de paiement.
SumUp ouvre aussi un compte pro avec une Mastercard professionnelle, sur lequel arrivent vos encaissements. Le lien de la fiche SumUp ouvre le site, sans code à saisir.
Les limites : la commission s'applique à chaque vente, et son poids grimpe avec votre chiffre d'affaires. Au-delà d'un certain volume, la formule avec abonnement mensuel revient moins cher. Comparez les deux formules sur la page des tarifs avant de vous engager.
Si vos clients vous paient surtout par virement, attendez d'en avoir besoin. Votre outil de facturation peut d'ailleurs ajouter un lien de paiement par carte sur vos factures. Chez Shine, ce paiement coûte 0,20 € HT plus 1,2% du montant.
5. Trouver ses premières missions sur une plateforme de freelances
Votre réseau reste la source de clients la plus fiable. Mais au départ, une plateforme vous met devant des entreprises qui cherchent déjà quelqu'un, et elle sécurise le paiement. L'inscription est gratuite sur les trois du catalogue. Elles se rémunèrent ensuite par une commission sur ce que vous facturez.
Malt
Malt est la plateforme la plus tournée vers les entreprises françaises, en tech, marketing ou design. Elle prélève 5% HT sur ce que vous facturez, ou 10% HT sur certaines missions en France, ramenés à 5% après six mois. Le montant net s'affiche quand vous créez le devis. Chaque mission comprend une assurance responsabilité civile professionnelle. Voir la fiche Malt.
Upwork
Upwork vous ouvre des clients du monde entier, en anglais et en dollars. Ses frais vont de 0 à 15% de vos gains, et le taux est fixé pour toute la durée d'un contrat. Pour répondre à une offre, il faut des Connects, dont une partie est offerte chaque mois. Voir la fiche Upwork.
Fiverr
Sur Fiverr, c'est vous qui publiez une offre à prix fixe, un logo ou un montage vidéo par exemple, et le client commande directement. Le paiement est bloqué jusqu'à la livraison. Fiverr garde une commission sur chaque vente. Voir la fiche Fiverr.
Une mission à 400 € sur Malt, au taux de 10%, vous laisse 360 € HT avant vos cotisations. Intégrez donc la commission dans votre tarif dès le premier devis, plutôt que de la découvrir sur votre premier paiement. Et si vous êtes de l'autre côté, avec une mission d'au moins 3 000 € à confier, la fiche Malt explique comment passer par nous.
6. Ce que coûte un démarrage à petit budget
Prenons l'exemple d'une graphiste qui se lance en micro-entreprise. Elle déclare son activité elle-même, gratuitement. Elle ouvre un compte Shine Free ou le plan Essentiel d'Indy, et fait ses factures sur Abby ou Tiime. Ses premières missions viennent de Malt. Son démarrage ne lui coûte alors rien en abonnements, seulement la commission prélevée sur chaque mission.
| Besoin | Sans frais fixes | Quand passer à une offre payante |
|---|---|---|
| Création | Guichet unique de l'INPI | Pour une société, avec LegalPlace et le code TOMG15 |
| Compte | Shine Free, Indy Essentiel | Pour déposer des chèques ou avoir plusieurs cartes |
| Facturation | Abby Basique, Tiime | Pour déclarer l'URSSAF depuis l'outil ou suivre votre temps |
| Encaissement | Tap to Pay de SumUp, 1,75% par paiement | Quand le volume de paiements par carte augmente |
| Clients | Malt, Upwork, Fiverr | Les abonnements des plateformes restent facultatifs |
Il manque une ligne à ce tableau, celle de l'assurance. Certains métiers doivent s'assurer, avec la garantie décennale dans le bâtiment par exemple, et une responsabilité civile professionnelle reste conseillée dans les autres. Sur Malt, cette dernière est comprise pendant les missions, mais pas pour les clients que vous trouvez ailleurs. Et si vous voulez une vitrine en ligne, notre article sur la création d'un site internet compare les hébergeurs.
Par quoi commencer ?
Pour une micro-entreprise de services, commencez petit. Déclarez-vous vous-même, ouvrez un compte gratuit chez Shine ou Indy, et faites vos factures sur Abby ou Tiime. Vous passerez à une formule payante le jour où un besoin précis l'exigera. Pour une société, l'aide d'une plateforme comme LegalPlace se justifie davantage, parce que les statuts vous engagent pour longtemps.
Pour les clients, Malt convient plutôt aux métiers de la tech et du marketing qui visent des entreprises françaises. Upwork demande un bon niveau d'anglais, mais ouvre un marché bien plus large. Fiverr réussit mieux aux prestations courtes et faciles à décrire. Dans tous les cas, votre tarif doit couvrir la commission et vos cotisations.
👉 Si vous créez une société, renseignez le code TOMG15 en suivant la fiche LegalPlace. Pour encaisser vos clients sur place, la fiche SumUp détaille les lecteurs et leurs frais.


